Auteur: Strawb3rries
Base: Harry Potter -les cinq premiers volumes-
Titre: Avada Kedavra
Rating : PG 13 (pour plus de sécurité)
Paring : HPDM
Genre : Comment dire...Romance...un peu Angst/Drama ... et je vous dis pas le dernier genre!
Nb de chapitres: 1/1
Résumé : Tout avait commencé dans ce couloir. Ils y étaient encore une fois et ils se disputaient. Il l'avait insulté, blessé comme d'habitude mais cette fois-ci sous les yeux de tout Poudlard il avait prononcé deux mots de trop...
Disclaimer : Les personnages, les termes spécifiques et tout ce qui se rapporte à l'univers d'Harry Potter ne m'appartiennent pas je n'ai donc aucun droit sur les persos de Madame J.K.Rowling, que je m'apprête à torturer. Mwahahahaha ...bref...Seule l'intrigue est de moi, je vous prierai donc de respecter mon travail.
Notes de l'auteur : Cette fiction était ma première ce qui explique que mon style ait quelque peu évolué. Bonne lecture.
Avada Kedavra
POV Draco
Je me trouve encore dans ce couloir. Ce couloir qui nous a attirés et nous a rebutés à la fois, ce couloir où tout à commencé, ce couloir où nous nous sommes aimés.
Je marche lentement, humant l'air comme pour capturer encore une fois ces essences...C'est ici que pour la première fois nous nous sommes battus, ici que pour la première fois j'ai pu être moi, ici que pour la première fois nous nous sommes embrassés et c'est ici que tout s’est terminé aussi.
Car oui Potter, tu as été plus qu'une simple passade, tu as toujours été plus. Je l'ai compris en fin de quatrième année quand tu es revenu, le corps de Diggory entre les bras et ce jour-là je t'en ai voulu de serrer un autre que moi.
Même si ce n'était que pour la bagarre, nos corps si proches lors de toutes nos rixes...j'en ai frissonné de dégoût quand je t'en ai voulu car je ne savais pas encore. Je ne savais pas que ce n'était pas Diggory que tu serrais dans tes bras mais la mort elle-même. Et mû par un instinct de protection je m'en suis longtemps voulu quand mes pas m'ont emmené dans le dortoir des Serpentard loin de la foule, loin de la mort, loin de toi.
Ce soir-là je me souviens avoir pleuré. Non pas pour Diggory mais pour toi, rien que pour toi encore et toujours pour toi. Toi le survivant, ce héros livré à la patrie comme un cadavre aux charognards. Toi, celui que j'ai haï plus que de raison pendant près de quatre années. Toi encore qui était aimé et adulé par tous naturellement comme si cela allait de soi alors que moi je soudoyais, je menaçais, je frappais pour que l'on me respecte.
Et pourtant Potter, sais-tu que mon plus grand souhait était de te ressembler, d'être si naïf que c'en était jouissif, de connaître l'amitié, la vraie et non ce pseudo arrangement que mon père avait conclu avec les parents de tous mes "amis" afin qu'ils me soutiennent et m'appuient en toutes circonstances ?
Mais ça tu ne le sais pas ou l'as su trop tard. En ce début de cinquième année quand je t'ai revu la flamme dans ton regard s'était envolée et moi...eh bien moi je te provoquais d'autant plus pour la voir revivre...rien qu'une fois...et lors de ces échanges la flamme revenait, plus belle et plus puissante que jamais.
Au départ elle quittait tes yeux puis par la suite elle est devenue permanente. A chaque fois que tu posais tes yeux sur moi elle dansait, une danse païenne qui faisait honte au sang-pur que j'étais. Une danse qui m'attirait. Une étincelle devenue flamme.
Je pensais pouvoir maîtriser ce feu qui était né en toi, je pensais...mais je n'ai pas pu. A la fin de la cinquième année le feu est reparti pour une obscure raison que je ne découvris qu'en sixième année: la mort de ton parrain Black.
Tu as beaucoup pleuré...Tu faisais ton deuil...bien sûr, et moi...et moi...pour te faire réagir, pour que la flamme reprenne sa danse, pour que l'étincelle soit de nouveau en transe, je te provoquais encore et toujours. Ça en devenait maladif, violent... Et j'ai su. J'ai su que je ne pouvais plus me cantonner aux disputes, aux insultes. Non...il me fallait plus!
J'ai alors mis en route une machine infernale. Dès que je te croisais je réveillais en toi la flamme en crachant des mots qui faisaient mal...là juste où ça fait mal...et toi tu me défiais et répondais par des mots qui faisaient tout aussi mal. Tu me parlais de mon père emprisonné, de ma mère qui ne m'avait jamais aimé, qui me délaissait au profit d'un mage noir un peu trop mégalomane.
Le premier trimestre touchait à sa fin et les insultes, même blessantes, étaient déjà dépassées. Je continuais mon jeu sadique et malsain. Je voulais que cette lueur danse pour moi, rien que pour moi, que la flamme de tes yeux émeraude vienne lécher celle de mes yeux anthracites.
Oh Potter si tu avais su comme cette flamme me faisait bander à cette époque. Si tu avais su à quel point mon corps rêvait de se fondre dans le tien tu aurais peut-être compris et nous n'en serions peut-être pas là...
Mais tu as ignoré le message alors nous en sommes venus au mains. Si tu savais comme c'était jouissif!
Au début je me répugnais à penser que j'aimais voir ton visage tordu de douleur contenue lorsque mon poing s'abattait sur ta tempe. Il fallait taper vite, taper fort.
Comme toujours un groupe d'élèves nous encadrait et ça augmentait d'autant plus mon désir. Alors tu répliquais, tu lançais un coup de poing dans mon ventre, laissant des hématomes conséquents.
Alors, je gémissais, je haletais. Tous croyaient que c'était de douleur mais je voyais bien à l'interrogation dans ton regard trop vert que ces sons que je produisais ne ressemblaient en rien à des halètements de douleurs...
Mais tu ne disais rien. Du moins au début.
Vers la mi-avril lors de l'un de nos combats, la flamme plus présente que jamais, j'ai haleté plus fort qu'à l'accoutumée. Le couloir était désert il n'y eu que toi pour t'en rendre compte. Le halètement était à peine prononcé, juste comme il fallait pour faire passer le message : baise-moi.
Alors tes yeux se sont voilés de désir et pour te faire mal, pour que ton monde s'écroule comme le mien s'était écroulé quand j'avais découvert que je te désirais plus qu'il ne devrait être permis, je t'ai plaqué contre le mur et ai ancré mon regard dans le tien.
J'aurais dû être flatté de sentir ta virilité se réveiller contre ma jambe pour moi mais je n'ai su que te regarder avec dédain parce que nous étions deux hommes, parce que tu étais Harry Potter et moi Draco Malfoy, parce qu’au fond de moi je savais que ça allait finir comme ça je savais que...jamais tu ne m'aimerais.
Alors tu t'es dégagé, tes magnifiques yeux verts se sont détournés de mes yeux gris noircis par le désir et la colère et tu es parti en courant. Si tu savais comme tu m'as paru faible, insignifiant et pathétique ce jour-là.
C'est pourquoi dans la grande salle tu ne m'as pas regardé comme à l'accoutumée, c'est pourquoi dans la grande salle tu es parti les larmes aux yeux, c'est pourquoi bien que je ne t'ai jamais revu en fin de journée j'ai su que tu avais pleuré, versé des larmes, des bouts de ton âme si pure sur tes pommettes rosies par le vent. Et ce jour-là je me suis branlé en criant ton nom, oui j'ai dû recourir aux travaux manuels parce que je t'ai imaginé assis dans le parc les joues rosies, les lèvres entrouvertes, pleurant pour moi, rien que pour moi.
C'était malsain, c'était indigne mais surtout c'était dangereux, très dangereux de jouer avec tes sentiments. Et pourtant lorsque je t'ai revu le lendemain j'ai su que jamais je ne pourrais me passer de ton regard trop vert, trop naïf, trop pur et si mature à la fois. Un regard qui, à chaque fois que je m'y plongeais, semblait me rendre mon âme et me purifier. Car tu étais un ange et moi j'étais un démon. Un démon de débauche et de luxure et toi tu étais un simple ange. Je savais que je t'aurais bientôt eu. C'était écrit, je me l'étais promis.
Et c’est sur cette promesse pleine d'amertume que nous nous étions "quittés" pour les vacances.
Mes vacances ne furent guère joyeuses. Je voyais mes amants délaissés, ils étaient tous bruns aux yeux verts mais ils n'avait pas de flamme païenne dans le regard, ils n'étaient que les hors-d’œuvres, tu étais à toi seul l'entrée, le plat de résistance et le dessert.
Cet été-là j'ai souhaité ta mort. Cet été-là j'ai souhaité la mort d'Harry Potter. Je devenais trop dépendant il fallait que je me débarrasse de toi. Il fallait que j'aie assez de force pour prononcer le fameux sort impardonnable, avada kedavra. Mais je n'ai jamais pu, cet été-là. Je t'ai vu à plusieurs reprises sur le Chemin de traverse à la fin août et plusieurs fois je t'ai eu en joue mais je n'arrivais pas à prononcer la formule.
Je me contentais de dire "Avada" mais inconsciemment quand je te voyais rire aux éclats le "kedavra" restait bloqué au fond de ma gorge.
Non...Je ne pouvais pas y arriver. Pas maintenant en tout cas.
Alors j'ai attendu le début de cette année. J'ai attisé mes sentiments de haine pour toi...pour qu'ils soient tièdes, toi tu les réchaufferais avec la flamme?.
Et c'est ce qui s'est produit. Je te haï encore plus fort que les autres années et tu m'as exécré comme jamais.
Alors pourquoi en sommes-nous venus à ça?
Quelques jours après la rentrée je faisais ma ronde, comme tout les soirs. -Après tout j'étais préfet en chef il fallait bien que je gère toute cette marmaille-
Et toi, tu es arrivé vers moi vêtu d'un simple bas de jogging te faisant office de pyjama, dévoilant ainsi ton torse à la musculature parfaite, ni trop fine, ni trop épaisse. Ta peau gardait encore et toujours ce hâle qui t'allait si bien.
Tes cheveux de jais en bataille étaient maintenant déstructurés dans un mouvement stylisé. Ton nez était droit et fin et tes lèvres pleines, rouge cerise, étaient un appel à la luxure.
Alors que je te détaillais, mes yeux se sont encore une fois retrouvés accrochés aux tiens et là, doucement la flamme est apparue. Elle dansait encore et toujours au son de tam tam imaginaires; je les entendais comme une litanie au fond de ma tête.
BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM
Doucement, tout doucement, tu as gémi et mes sens déjà en alerte furent bouleversés. En deux enjambées je me retrouvais à te plaquer sur le mur de ce couloir.
Je t'embrassais comme si ma vie en dépendait, comme si c'était la fin du monde, non...la fin de notre monde. Alors doucement j'écrasai mes lèvres sur les tiennes, redessinai ta bouche de ma langue, contournai avec soin cet ourlet tentateur et pour finir tu ouvris la bouche légèrement, juste assez pour que je glisse ma langue dans l'antre chaude.
Là, commença un ballet sans fin, au rythme de tes prunelles.
BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM
Je mordillai sauvagement, rageusement, ta lèvre inférieure, lui faisant subir les derniers outrages puis enfin je suçotai ta langue mêlant mon haleine caramel à la tienne vanillée.
Hmmm...j'en frémis encore tellement c'était bon et pourtant...
A la suite de ce baiser je t'ai emmené dans ma chambre et nous avons fait l'amour. Car il n'y a pas d'autre terme pour expliquer la douceur non feinte et calculée que tu retrouvais dans chacun de mes gestes.
Alors je t'ai soufflé au creux de l'oreille :
"Oh comme je t'aime Harry..."
Et tu m'as rétorqué que tu m'aimais plus que n'importe qui sur cette terre et que ton amour pour moi te détruisais tellement tu m'aimais.
Un grand sourire avait orné mes lèvres, tu te détruisais, te mutilais intérieurement pour moi, pour mon amour...C'était tellement...bandant, grisant.
Alors je te demandai de te laisser dépérir. Car ça y était! Tu étais presque à ma merci, tu allais te détruire et par la même occasion détruire cet amour que j'avais pour toi. Cette chose immonde qui emplissait mon coeur et me souillait de bon sentiments. Non...Je n'étais pas un ange...
Je n'étais pas comme toi mais ça tu ne l'avais pas compris.
Tu répondis à ma requête:
"Je ...je ne sais pas..." alors je te persuadai lentement qu'il fallait que tu disparaisses, que tu n'étais qu'un poids pour l'humanité et ma personne.
Que si tu m'aimais, si tu voulais que je sois heureux, il fallait que tu te jettes de la tour d'astronomie ou te tailles les veines avec un quelconque rasoir ou mieux encore que tu me laisses t'achever.
C'était glauque, et très paradoxal, mais te tuer me ferait me sentir vivant. Il fallait que je récupère ma pureté d'antan.
Tu m'avais soufflé que j'étais un homme à l'allure d'ange souillé par un démon intérieur.
Alors je t'avais baisé, cette fois-ci pour que tu te taises, pour faire passer toute ma colère refoulée, pour associer les mots à l'action.
Et au fond de moi je savais que c'était mal...je savais mais pourtant ce sourire lubrique et un peu fou continuait d'orner mes lèvres roses pâle.
Un mois s'était écoulé et toute l'école avait été mise au courant de notre relation. Cependant Harry ne suivait pas "le plan". Plus les jours passaient et plus il était heureux de vivre et plus il me répugnait, me rebutait.
Alors, je décidais de mettre fin à notre aventure. Devant toute la grande salle je lui criai que je ne l'avais jamais aimé, qu'il était un mauvais coup au pieu et qu'il n'était qu'un sale gamin pleurnichard.
Mon ton était froid et tranchant mais juste assez fort pour que tous l'entendent. Les yeux d'Harry s'embuèrent et il quitta précipitamment la grande salle. Je savais qu'il allait se jeter du haut de la tour. J'en avertis l'école d'un ton détaché pour qu'ils se préparent aux obsèques de leur héros national. Mais Weasley et la sang-de-bourbe coururent sauver leur prince à mon plus grand déplaisir. Il ramenèrent un Harry en position fœtale roulé en boule contre Weasley dont les yeux me lançaient des éclairs. Pomfresh l'emmena d'urgence à l'infirmerie il semblait...comateux. Je me souviens le soir d'avoir désespérément espéré qu'il meure. Il fallait que je me débarrasse de lui...cette pourriture qui se nommait amour grandissait de plus en plus...c'était elle qui m'avait fait prévenir les élèves...et non autre chose comme je l'affirmais précédemment.
Je me suis haï. Haï pour aimer le seul être dont je ne devais certainement pas tomber amoureux...
Deux semaines plus tard, Potter était totalement rétabli. Il marchait la tête haute dans les couloirs défiant quiconque de le regarder de travers. Mais lorsqu'il arrivait devant moi il tremblait de la tête aux pieds et se recroquevillait sur lui-même s'entourant de ses bras.
Inconsciemment il avait développé une peur de moi des plus spectaculaires. Il continuait à nourrir des sentiments à mon égard mais dès qu'il se trouvait dans mon périmètre ils se brouillaient instinctivement et je voyais à son regard qu'il se rappelait de toutes ces fois où je le suppliais de sauter ...
Alors je le laissais planté là un sourire carnassier sur les lèvres. Une fois de plus il semblait terrorisé! Grand bien lui fasse! Il se suiciderait peut-être enfin et disparaîtrait de ma vie une bonne fois pour toutes!
Alors que j'avançais doucement vers la Grande Salle j'entendis une voix forte et légèrement tremblotante m'appeler. Je distinguai tout de suite Potter, soupirai et passai les portes de la Grande Salle.
Mais ce à quoi je ne m'attendais pas, c'était à ce qu'il insiste.
"HEY!" appela t-il plus fort.
La Salle s’était tue doucement, prêtant attention à ce qui allait suivre.
"Qu'est-ce qu'il y a Potty, on n’a toujours pas digéré le fait d'être un mauvais coup au pieu? Ou alors c'est le fait d'avoir été trop stupide pour comprendre que je ne t'avais JAMAIS aimé?!"
"Arrête!" me cria-t-il et je continuai mes remarques blessantes sous le regard ébahi du reste des élèves et professeurs de l'école.
"ARRÊTE!" me cria-t-il une nouvelle fois.
Il sortit sa baguette (nan pas celle là perverses! XP) et me mit en joue.
J'en fis de même avant de lancer d'une voix qui se voulait calme :
"Vas-y Potty tue-moi...c'est ce pourquoi tu es là n'est-ce pas?"
"Je..."
"Même pas capable d'assumer tes actes!"
Un silence sans fin s'installa.
Potter et moi nous fixions et je me demandais vraiment : mais comment en étions-nous arrivés là ?
Quand nous prononçâmes d'une voix égale:
"Avada..."
Le sort ne fut jamais achevé. Quelqu'un venait de nous lancer un stupéfix. Potter me fixait rudement, la flamme brillant à son paroxysme. Elle était belle, magnifique, fière comme lui. Et un moment, un court moment, je me demandai pourquoi je voulais le tuer quelques minutes auparavant.
Nous fûmes conduits à l'infirmerie. Je fus placé sur le lit de gauche et Potter sur le lit de droite. Après un sermon, ce vieux fou de Dumbledore nous dit qu'il nous reparlerait de notre sanction plus tard, car Pomfresh le pressait de nous laisser nous reposer. Elle nous administra une potion calmante et une potion de sommeil sans rêves.
L'effet fut immédiat.
Potter semblait sombrer dans les bras de Morphée. Quand je fus sûr qu'il était endormi, je pris le soin de lui dire, moi-même sombrant également, d'une voix lourde de sommeil :
"Je suis désolé...je sais que tu ne dois pas comprendre...pourquoi j'agis comme ça. Tu dois me détester et...tu auras raison. Je suis détestable; je suis un démon et tu es un ange...mon ange...si j'en suis venu à vouloir te tuer c'est parce que j'ai nourri pour toi ce sentiment que l'on nomme amour et qui pourrissait à l'intérieur de moi. Je...voulais m'en débarrasser et la meilleure solution que j'ai trouvé c'était de me débarrasser également de toi...je...m'excuse..."
"Je te pardonne..."
Je me relevai d'un bond et fixai Potter qui avait toujours les yeux clos.
"Je t'aime...quoique je fasse je ne pourrai jamais t'en vouloir...je...j'ai essayé de te tuer! Bon sang...je ...je ne vais pas bien...'Mione et Madame Pomfresh pensent que je devrais suivre un Psychomage...je suis malade tu sais..."
A ses paroles mon cœur se serra.
"Je t'aime aussi et...je t'ai menti...tu es un très bon coup au pieu...tu es même le meilleur que j'ai eu jusqu'ici..."
Potter sourit doucement puis me dit:
"Nous deux...on...ça ne marchera jamais pas vrai?..."
Je secouai négativement la tête. Cette conversation était surréaliste...
"Alors...demain..."
Il laissa sa phrase en suspens. Je l'observai quelques secondes sans rien dire et acquiesçai, une douleur étrange au creux du ventre.
"Oui...je te promets" murmurai-je.
Il sourit encore une fois et je m'approchai pour poser mes lèvres contre les siennes. C'était doux, c’était chaud...c'était simplement lui.
"Est-ce que tu..."
Je souris alors qu'il laissait une nouvelle fois sa phrase en suspens.
"Oui..." je répondis.
Je le regardai encore avant de regagner mon lit, un sourire triste au bord des lèvres. A peine avais-je la tête posée sur l'oreiller que je m'endormis.
Le lendemain je me suis levé en premier comme il était prévu.
Lui aussi s’est levé je le sais...je le sens.
Il ouvre les yeux et me laisse entrapercevoir sa flamme qui brille faiblement comme si...elle voulait s'éteindre...pour ne plus jamais se réveiller.
Je déglutis difficilement. Je m'approche de son lit, le noeud de mon ventre encore plus prononcé que précédemment.
Je prends sa joue contre ma paume, lève ma baguette; mais avant de lancer le sort je lui dis :
"S'il te plaît ne perds jamais cette flamme...tout au fond de tes yeux...celle qui ne s'allume que pour moi..."
"Je..." il hésite puis se reprend "Oui..."
Il garde ses grands yeux verts rivés dans les miens et je prononce distinctement comme une fatalité:
"Avada Kedavra"
Et son regard un peu trop vert, un peu trop naïf, un peu trop...lui se referme avec une douceur incroyable. Un sourire au coin de ses lèvres.
Alors je lui tiens la main encore un peu...avant qu'il ne perde toute sa chaleur, et me dirige ensuite vers le seul miroir de la pièce. Grand, majestueux, fier et taillé à la perfection.
Je lève alors ma baguette et prononce d'une voix claire:
"Avada Kedavra"
Mes dernières pensées sont pour mon Harry. Je sais que je vais le rejoindre. Je sais que là-bas nous serons fait pour vivre heureux et j'ai le temps d'apercevoir avant que je ne tombe à jamais dans l'inconscience que sur la surface du miroir si parfait et lisse est désormais ancrée une fissure aussi verte que le rayon de mon sort, due au ricochet fait quelques secondes auparavant. Aussi verte que les yeux de Harry.
Aussi verte que la flamme qui dansait en lui.
FIN
Voilà. La fatalité. Entre Harry et Draco c'était impossible...Eh oui j'ai fait une petite analogie entre Draco et le miroir et Harry et la fissure. Enfin bref vous aurez compris!
J'espère avoir quelques reviews U.U
Dites-moi ce que vous avez pensé de mon premier OS et première fic ! J 'écris pas trop mal? lol.
Voilà alors portez vous bien et à la prochaine fois!
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Fayverte, auteur de talent sur fanfiction.net, nous fait l'honneur d'être notre Guest pour le fandom Death note. Ne faisant pas officiellement parti des
auteurs du site elle nous laisse ses écrits à disposition pour notre plus grand plaisir.
Son compte fanfiction: http://fanfiction.net/~fayverte.
Sans plus attendre nous vous laissons à la lecture de Première fois.
YYC*
Couple: MattxMello
Rating: T (le rating est celui de fanfiction.net)
Discalmer: Mello et Matt ne sont heureusement pas à moi, tout comme le reste de Death Note. Sinon, ce manga serait un navet non vendu.
Première fois
Sans dire les mots qui importaient tant, dans le silence de la nuit, toutes lumières éteintes, il l'avait pris. Et Dieu qu'il se haïssait. Et Dieu qu'il avait envie de le tuer.
Il l'avait imaginée autrement. Peut-être pas des « Je t'aime, moi aussi » mais pas très loin. Il aurait pu lui dire en tout cas. Il lui aurait murmuré à l'oreille puis aurait embrassé cette dernière. Il lui aurait susurré sur le bout des lèvres. Il aurait découvert son corps, lui offrant de sa bouche les plus beaux mots qu'on puisse trouver, le parcourant inlassablement, l'apprenant.
Putain, il la voyait belle leur première fois à tous les deux. Il l'imaginait pleine de putains de beaux sentiments. Pleine de foutus regards. Il voyait même la main de Mello se lever pour lui retirer ses lunettes. Il ne pensait pas le voir fermer les yeux, ne même pas le voir pendant leur putain d'acte.
Rien qu'une baise. Rien qu'une vague histoire de confiance. Un coup de fil, « Matt, j'ai besoin de toi pour que tu me baises » et c'était tout.
Ils l'avaient fait.
Et maintenant, il voulait se laver. Se laver le corps, lui laver le sien, tout effacer et recommencer comme ils auraient du le faire. Leur première fois. Qu'ils étaient cons. Tout ça à cause de son putain d'orgueil.
Il était parti sur le balcon fumer sa cigarette. Quel cliché! Les lunettes baissées laissaient malgré tout passer ses larmes de colère, de douleur. La lune n'était pas au rendez-vous et c'était bien mieux ainsi. Il n'avait pas vu le corps de Mello. Il ne l'avait donc peut-être même pas touché. Il ne s'était peut-être rien passé. Il avait déliré. C'était pas du tabac, il était loin loin loin de tout ça. Une réalité virtuelle ?
Putain, qu'il était con. Il aurait du le faire malgré tout. Il aurait dû faire leur première fois à tous les deux. Mello avait beau être cinglé, il n'avait pas trouvé les mots qu'il lui crachait le reste du temps au visage. Rien que des yeux fermés avec de longs cils qui tremblaient par dessus. Rien qu'un saignement car il se mordait la lèvre inférieur trop fort. Rien qu'un long frisson, son corps contracté par la peur.
Et il lui avait vraiment dit ça.
Il avait quitté l'orphelinat quelques années après Mello. Au même âge que lui, il était parti pour la rue. Proposant au plus offrant ses capacités, il créait des programmes. En passant d'un groupe à un autre, il s'enfonçait dans les failles qu'il avait laissé pour ensuite perfectionner ses bijoux. Et ça rapportait.
La richesse, il s'en foutait un peu. Bon, ça lui avait permis de s'acheter un appartement magnifique. Et dans sa chambre, un lit avec à ses côtés dans un cadre une photo du disparu. Il l'avait cherché très longtemps. Il le cherchait toujours. Mello, ce n'était pas cette personne. Mello, ce n'était pas deux yeux fermés.
Puis, un jour, il avait reçu cet appel: « Matt, j'ai besoin de toi pour que tu me baises. ».
Sur le coup, ça ressemblait à une mauvaise blague. Et il était si content d'entendre sa voix qu'il avait accepté. Accepté. Dit « Okay » au téléphone pour « Putain connard tu m'as manqué je t'ai- ».
Mello était sérieux. Sur le pas de la porte, habillé en noir, un gillet qui s'arrêtait au dessus de son nombril et un pantalon taille basse, des chaussures montantes et des lunettes noirs, les bras pleins de bracelets et les mains de bagues, il était là.
Putain.
Oh, son plan n'était pas si débile que ça. Il était à la fois totalement stupide et irrémédiablement foirable. Mais c'était ça la Mafia. On y rentrait toujours avec le physique.
Il avait besoin de lui pour faire « ça ». Il lui avait dit clairement sans détour au téléphone. Le baiser.
Et il l'avait fait. Il aurait pu lui faire l'amour, le forcer malgré tout. Mais il avait aussi un putain d'orgueil qui lui faisait mal. Et ils s'étaient faits mal.
Leur première fois était également son premier mauvais souvenir avec Mello. Sa première défaite. Son premier regret. Sa première haine. Son premier orgasme. Car salaud jusqu'au bout, son corps l'avait trahi. Il avait jouis. Et sûrement que quelque part, au fond de lui, il avait aimé être en Mello. Oui, sûrement.
Il fumait au balcon. Il n'avait rien vu. Il n'avait rien fait. C'était pas vrai.
Puis soudainement, il y eu cette présence dos à lui. Une main sur la sienne.
« Matt... prends-moi dans tes bras. »
Putain. Ils étaient cons